Exposition au Muséobar – Les Secrets de l’Alambic

21avril2019
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Résumé

De la distillation aux contributions indirectes : panorama des alcools artisanaux de nos montagnes et leur trafic. Les évènements récents nous ont rappelé l'utilité des alambics, alors qu'on cherchait à produire du gel hydroalcoolique.

Présentation

Excellent travail de la « Vieille Douane » de la commune de Chatel en Haute Savoie (Centre d’Interprétation de la Contrebande en Montagne). Illustrations de Jérome Phalippou. La distillation artisanale et l’eau-de-vie sont lourdes de symboles : la « gnôle » évoque autant la tradition du terroir que la convivialité du digestif partagé après un repas, ou l’échange des dernières nouvelles lors du passage de l’alambic ambulant.
Le cadre réglementaire et fiscal pesant a alimenté la fraude « intérieure », depuis la distillation clandestine à domicile, jusqu’aux déclarations tronquées sur les quantités d’alcool produites. Divers stratagèmes furent déployés pour un transport discret : tonneaux, bonbonnes ou « boilles » à lait furent souvent détournés de leur usage premier…
D’autres trafics se jouèrent aux frontières. A l’image de l’absinthe, prohibée durant un siècle en Suisse et en France : la production clandestine des voisins helvètes était appréciée des habitués et des touristes en quête de saveurs interdites. Quant au vin des rives françaises du Léman, il trouvait des amateurs en Suisse, qui tentaient d’éluder les droits de douanes.
La mémoire de la distillation rurale repose désormais sur les derniers « bouilleurs ambulants » et les distilleries artisanales : à force de passion, ils font vivre la tradition malgré des métiers difficiles et de rudes concurrences. Parmi elles, figure la fraude actuelle : les alambics clandestins inondent internet et incitent à distiller illégalement à domicile, au risque de s’intoxiquer avec une production mal maîtrisée…

Exposition temporaire au Muséobar Les secrets de l'alambic